N°50


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Mes Chers Amis,

Pour l'essentiel, la dernière lettre que je vous ai envoyée ne venait pas de moi : son contenu m'avait tellement foudroyé que je n'ai pas résisté au désir de la répandre largement.

Aujourd'hui je prends la parole à mon tour pour proposer une variante de ce même texte inspiré : on pourrait remplacer l’image du mouton mené à l'abattoir par celle d'un enfant qui se livre aux mains de sa Mère, la Ste Vierge. Celle-ci a l'intention de le faire mourir pour l'emmener avec Elle dans le monde de la Résurrection, le Ciel. Elle est prête à employer pour ce faire tous les moyens... y compris éventuellement des persécuteurs.

Ainsi le Père éternel a-t-il livré son Fils aux persécuteurs pour accomplir les vœux du S. Esprit - infiniment plus maternels encore que ceux de la Ste Vierge, animée elle aussi par le S. Esprit dans ses intentions "chirurgicales".

Jésus Lui-même a tremblé devant cette œuvre, demandant ne pas boire cette coupe : mais son amour a préféré la volonté maternelle de son Père pour le mener dans la gloire (Père, glorifie ton Fils).

Tout concourt à cette œuvre que nous n'accomplissons pas, mais que dans ses gémissements inénarrables le S. Esprit nous demande de subir : tout y concourt je le répète - y compris et d’abord nos péchés, à partir du moment où nous avons dit Oui comme cette Sœur de Mère Teresa, et comme je supplie avec vous de le faire selon la prière de Jeanne d'Arc.

Fête de la Toussaint 2001

Fr. Molinié o.p.


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